FÊTE DU BIENHEUREUX JACQUES-DESIRE LAVAL : Messe festive créole mauricien à 16h30 le samedi 09/09/2017 à Église notre Dame du Mont Carmel. Dimanche 10/09/2017 à 9h00 à l’Église du Père Laval à la Ravine des Cafres

Au village de Croth dans la Vallée de l’Eure en Haute-Normandie, Jacques-Désiré LAVAL naquit le 18 septembre 1803 avec un frère jumeau qui ne vécut que 10 jours. Comme cela se faisait à cette époque, ils furent immédiatement baptisés. Les parents étaient fermiers et le père fut maire de la Commune. La famille vivait une foi profonde et Jacques-Désiré LAVAL, 4ème enfant, parlera de sa mère qui était si bonne envers les pauvres ; mais dès l’âge de 7 ans, il perdit cette maman qu’il aimait tant et cela le marquera dans son coeur pour la vie.

Jacques-Désiré LAVAL suivit ses études classiques à Paris de 1817 à 1825. Il devint médecin en août 1830 et exerça avec dévouement et générosité à Saint-André-de-l’Eure et surtout à Ivry-la-Bataille. Jeune, la vie lui souriait et il aimait en profiter délaissant quelque peu la pratique religieuse. Pourtant le Seigneur l’interrogeait et l’appelait. Il résista mais l’approche des pauvres n’ayant pas de moyens pour se soigner l’interpella et le fit basculer dans une autre vie.
Il entre alors au séminaire de Saint-Sulpice à Paris et sera ordonné prêtre le 22 décembre 1838. A partir de Janvier 1839, il se retrouvera Curé à Pinterville durant 2 ans. Là encore un autre appel se fit entendre : devenir missionnaire au loin. Il se fait religieux dans la Congrégation du Saint-Esprit et ce fut l’île Maurice, quelque peu perdue dans l’Océan Indien, qui l’accueillit en septembre 1841.

L’esclavage vient d’être aboli ; mais les libertés accordées désorientent les ex-esclaves qui se sentent abandonnés. Le Père LAVAL va les traiter comme ses frères, leur rendant la dignité d’hommes. Il apprend leur langue et rédige pour eux un catéchisme en créole. Il les soigne, forme des familles et les regroupe en Communauté chrétienne en les enrichissant petit à petit des Sacrements de Baptême, d’Eucharistie, de mariage et en leur recommandant la prière à Marie.

 » De 1941 à 1945, le Père Laval est seul à s’occuper des affranchis, et seul de sa congrégation. Son apostolat démarre avec un conflit énorme et inimaginable avec le Blancs, car la messe des Noirs, à midi, dans la cathédrale, le P. Laval les fait passer au-delà de la balustrade pour s’asseoir dans les places des Blancs. Le P. Laval est exigeant avec les catéchumènes. Les filles et les femmes cessent leurs relations de maîtresse ou de concubine avec leurs patrons Blancs ou leurs fils. Cela les fâche beaucoup.

Dans cette période le P. Laval travaille en aveugle, il ne voit pas comment faire. Les circonstances lui font découvrir qu’il lui faut des personnes pour visiter les malades et les préparer à recevoir les sacrements. Il faut qu’il se fasse aider par des catéchistes. Il fait expérience d’une chapelle chez une catéchiste à Petite Rivière, et en découvre le bien fait. Il consacre 15 heures par semaine pour la confession.

De 1846 à 1851 nous avons un temps de Pentecôte, avec en 1848 de violentes critiques. Il y a un élan de conversion dans le peuple. A la fin de 1848 il y a quarante chapelles qui fonctionnent dans les environs de Port-Louis. Les missionnaires vont être appelés à travailler dans d’autres districts : Flacq, Vieux Grand Port et le P.Thévaux sera envoyé à Rodrigues.

Voici qu’en 1848, dans la presse, des personnes reprochent au P. Laval de développer beaucoup de vieilles pratiques de Moyen-Age : port de médailles, procession, chemin de croix, et de ne pas veiller aux mœurs des chrétiens qui sont présentés comme paresseux, ivrognes, voleurs…

La publication du recensement de 1851 mettra en valeur le changement de comportement parmi la population des Affranchis et cela sera attribué au travail du P. Laval. Les accusations cessent.

A la même époque le P. Laval et les autres pères sont désorientés par la fusion de leur congrégation, la congrégation du St Cœur de Marie, avec la congrégation du St Esprit. Ils ont peur d’être abandonnés. Enfin dans ces années-là, le P. Laval vit une grande période de sécheresse spirituelle.

A partir de 1852 il faut faire face à une nouvelle situation : les adultes qui voulaient se convertir sont convertis, il faut s’occuper de leurs enfants. Trois convictions s’imposent : il faut des églises en pierre pour réunir les gens et les enseigner, il faut avoir des écoles, car les enfants vont dans les écoles protestantes et apprennent le protestantisme, il faut prendre des cures pour vivre en communauté, et avoir de l’argent pour les écoles.

Un danger plane sur la communauté chrétienne : la ferveur baisse, il y a du laisser-aller, et les francs-maçons sont très actifs et donnent une image d’un groupe qui assure une grande entraide. Ce qui manque un peu à l’église catholique, qui est partagée en société blanche et les Affranchis.

L’épidémie de choléra de 1854 va tout bousculer. Le P. Laval avec les autres Pères se sont tellement dépensés pour porter les derniers sacrements au mourants, pour confesser les gens, baptiser ceux qui, devant la peur de la mort, demandaient le baptême, pour régulariser les mariages, qu’ils ont acquis l’estime de tout le monde dans l’île : les blancs et les prêtres diocésains.

Cette épreuve terminée, il y a un regain de ferveur. Tous les baptisés qui ne sont pas morts, tiennent leur engagement à suivre le catéchisme. Un groupe de Blanc s’organise en société de St Vincent de Paul et se met au service du P. Laval pour aider les pauvres. Le P. Laval leur confie, en plus de l’entraide habituelle, de fonder et de soutenir des écoles pour les enfants pauvres.

 A partir de 1857 jusqu’à 1860, le problème des écoles va se heurter au projet du gouverneur Higginson, et l’élan de ferveur sera contrarié par le P.Swindenhammer qui n’enverra pas de Pères

Le P. Laval est obligé de mener deux combats. Il faut remuer les chrétiens pour s’opposer à la loi de l’enseignement obligatoire, avec enseignement religieux, selon la religion des parents. Mais si personne ne vient enseigner la religion, un pasteur enseignera les enfants. Les prêtres catholiques sont si peu nombreux, et les catholiques si nombreux, qu’ils ne pourront pas assurer le catéchisme dans les écoles, les pasteurs prendront leur place. Cela devient une occasion pour reprocher au gouvernement anglais son refus d’augmenter le nombre des prêtres et les conditions de recrutement. Le P. Laval intervient avec insistance auprès du P. Swindenhammer pour avoir plus de prêtres, mais il n’en obtient pas.

En 1859, tout languit : catéchisme et confession ne peuvent plus être assurés. Le P.Collin vient pour une visite au nom du supérieur de la congrégation, qui est en France. Le P. Laval est un homme épuisé. Le P.Collin le broyera pendant la retraite en le convainquant qu’il a été un mauvais religieux.

A partir de 1860 le P. Laval vit la vieillesse et la maladie, avec des crises de thrombose, qui lui laissent des tremblements nerveux et une forte émotivité, la privation de l’apostolat, sauf celui de l’accueil à la porterie, où il réconforte beaucoup de gens. »

Extrait des textes du Père Louis Verchère C.S.SP Responsable du Centre du Père Laval,                                                                                                                                        Sainte Croix, Port Louis, île Maurice.

Peu à peu l’humble missionnaire devient l‘Apôtre des Mauriciens sans différence pour les races et les religions si diverses en cette île, ce qui fera dire  » que si la religion divise, la sainteté unit « . Pour en arriver là, il lui faudra une foi profonde aux limites du courage et de l’abnégation, tendu dans l’Amour de Dieu et du prochain, disant tout simplement :

« Faisons ce que nous pouvons et le Bon Dieu fera la reste. »

Epuisé par tant de labeurs, il fermera les yeux à ce monde le 9 septembre 1864 à 9 800 kms de son pays natal pour les ouvrir dans l’Eternité. Le P.Laval est enterré le 11 à Ste Croix, selon son désir.

Toile de béatification du Père Laval

En avril 1979 à Rome, Jacques-Désiré LAVAL est déclaré Bienheureux (Personne dont l’Église catholique reconnaît, par la béatification, la perfection chrétienne en autorisant qu’on  lui rende un culte local.) par le Pape Jean-Paul II.
Jacques-Désiré LAVAL est toujours vénéré à l’Ile Maurice et ceux de là-bas actuellement en France se réunissent chaque année à Pinterville avec bien des chrétiens normands pour le prier et demander son intercession.

NEUVAINE AU BIENHEUREUX PÈRE LAVAL

Premier Jour
LA FOI DU PÈRE LAVAL

Il eut l’avantage de naître et de grandir dans une famille profondément chrétienne. Comme collégien et universitaire, il cherchait l’occasion de pratiquer sa Foi et sa religion. Comme docteur, il a négligé sa pratique religieuse et recherché les plaisirs mondains, mais sa conversion a été complète et durable. Une fois consacré au service de Dieu, ce prêtre a restauré la Foi dans sa petite paroisse. A l’Ile Maurice pendant 23 ans, par sa prière, son exemple et sa prédication, il a lutté contre l’incroyance générale.

REFRAIN : Nous croyons, Seigneur, augmente notre Foi.

  1. Pour que la foi de nos familles chrétiennes soit profonde et active.
  2. Pour que nos jeunes sachent se défendre contre l’incroyance du siècle.
  3. Pour ceux qui sont persécutés en raison de leur foi.
  4. Pour ceux qui veulent rayonner leur foi et éclairer la foi des autres.

PRIONS : Seigneur, nous te louons pour le don de la Foi qui animait la vie du Père Laval. Nous aussi, nous voulons vivre l’Evangile dans nos occupations de tous les jours. Toi, qui as mis dans nos cœurs le germe de la foi, fais la grandir  et diriger tout notre vie.

Par Jésus-Christ notre Seigneur.

 

Deuxième Jour
L’ESPÉRANCEDU PÈRE LAVAL

Dans tout ce qu’il faisait, il ne comptait jamais sur les moyens humains, mais uniquement sur la Providence Divine. Cette Espérance lui donnait courage devant les obstacles; il restait serein devant les difficultés et dans la tourmente. Sa seule règle de vie était la Volonté de son Père du Ciel. Il savait inspirer confiance à ses confrères. Il confiait d’importantes tâches d’Eglise à des laïcs, sachant que Dieu les guiderait. Se disant toujours un grand pécheur, il avait confiance dans le pardon de Dieu.

REFRAIN : Je mets mon espoir dans le Seigneur; je suis sûr de sa parole.

  1. Dieu n’a pas besoin de nos succès, mais de toute notre bonne volonté.
  2. Regardons les bienfaits dont Dieu nous comble plutôt que les épreuves qu’Il nous envoie.
  3. Comment se laisser aller au découragement quand on croit aux promesses de Dieu.
  4. Consolons ceux qui souffrent plutôt que de nous plaindre de notre sort.

PRIONS : Bienheureux Père Laval, ta grande confiance dans la Providence t’a soutenu dans les épreuves et les peines. Apprends-nous à ne pas perdre courage dans l’adversité mais à mettre notre espoir en Dieu. Que Dieu soit notre soutien partout et en tout, et qu’un jour nous puissions le rencontrer.

Par Jésus Christ notre Seigneur.

 

Troisième Jour
L’AMOUR DU PÈRE LAVAL POUR DIEU

Eduqué par des parents très chrétiens, l’amour de Dieu lui venait naturellement. Ses égarements de jeune docteur ont été la cause d’un amour repentant qui a duré toute sa vie.
Prêtre, toute sa vie fut consacrée à l’amour de Dieu: l’aimer et le faire aimer. Il craignait le péché, qui pouvait ruiner cet amour, et il se confessait très souvent. On sentait cet amour dans ses sermons, ses conversations, sa piété, ses longues prières à genoux. Il avait un amour particulier pour Jésus Crucifié et Jésus Eucharistie.

REFRAIN : Je t’aime Seigneur, à cause de ton grand amour.

  1. Celui-là aime Dieu qui fait toujours sa Sainte Volonté.
  2. Dieu est Amour; comment ne pas aimer l’Amour ?
  3. Dieu veut nous combler de son amour; le péché lui, ferme la porte.Etre missionnaire : proclamer que Dieu nous aime.

PRIONS : Seigneur, nous te louons pour tant d’amour que tu as mis dans le cœur du Père Laval. Toi qui es l’Amour, Tu as aimé le premier et nous voulons répondre à ton amour. Nous sentons le besoin de nous purifier souvent dans le sacrement de la Réconciliation. Apprends-nous à t’aimer et à te servir comme le faisait le Père Laval.

 Par Jésus Christ notre Seigneur.

 

Quatrième Jour
L’AMOUR DU PÈRE LAVAL POUR SON PROCHAIN

Enfant, étudiant, médecin, il recherchait les pauvres, il les visitait, il se privait pour les aider. Curé, son presbytère était le rendez-vous des mendiants. Les pauvres, les malades, les handicapés, les pécheurs étaient ses vrais amis. Il voudrait vivre, être logé, manger comme les pauvres créoles de Port-Louis. Il mettait sur pied des structures pour aider les pauvres, les prisonniers, les victimes du choléra. Il voulait surtout soulager les misères des âmes.

REFRAIN : Aimez-vous les uns les autres, comme je vous ai aimé.

  1. L’amour doit briser les barrières qui nous divisent.On ne demande pas à un pauvre quelle est sa religion, mais quels sont ses besoins.
  2. Les pauvres nous trompent parfois; il faut fermer les yeux et ouvrir les bras
  3. Donnez de bons conseils à un pauvre malade, mais aussi un peu de médicaments.

PRIONS : A ton exemple, cher Père Laval, je veux m’efforcer d’aimer Dieu dans mon prochain, quel qu’il soit : les pauvres, les malades, les gens ennuyeux et agaçants, quelle que soit leur race ou leur religion, même ceux qui ne m’aiment pas du tout. Rends-moi bienveillant et accueillant. Que je respecte les pauvres et sache partager avec eux ce que j’ai reçu de bon.

Par Jésus Christ notre Seigneur.

 

Cinquième Jour
L’HUMILITÉDU PÈRE LAVAL

Docteur très estimé dans la petite ville de Saint André, il soignait sa maison, ses meubles, ses habits; il aimait paraître riche, élégant.  Cela dura trois ans. Ayant compris son erreur, il se convertit et tout le reste de sa vie sera une réparation pour ces égarements. Alors, il faisait tout pour se faire sous-estimer et mépriser: ses habits usés, ses attitudes humbles, ses voyages à dos d’âne, ses lettres qui ne laissaient pas deviner le quart du bien qu’il faisait. Son bonheur fut d’être oublié et humilié.

REFRAIN : Jésus doux et humble et cœur, rendez mon cœur semblable au vôtre.

  1. « La plus grande erreur de ma vie fut de me croire un grand docteur et de me laisser flatter par tout ce petit monde. »Après avoir converti des milliers d’affranchis, le Père Laval disait :
    « Je suis inutile, je suis bon à rien. »
  2. A ceux qui admiraient la beauté de son âme de prête, il disait : « Je ne suis qu’un tas de fumier pourri. »
  3. Dieu fait des merveilles pour les humbles, et par les humbles.

PRIONS : Seigneur, nous te louons pour cette profonde humilité que tu as mise dans le cœur du Père Laval. Accordez-nous, par son intercession, de ne jamais nous glorifier de ce que nous faisons, mais de travailler pour toi avec amour et simplicité, en pensant que nous ne sommes que des serviteurs inutiles.

 Par Jésus Christ notre Seigneur.

Sixième Jour
LA DÉVOTION DU PÈRE LAVAL A LA SAINTE VIERGE

Il grandit parmi des gens qui aimaient la Vierge Marie: sa maman, son oncle Nicolas, l’abbé Letard. A Ivry, le Docteur Laval organisa une nouvelle dévotion : le mois de Marie. Il avait une dévotion spéciale pour Marie au pied de la croix. Il comptait sur Marie pour opérer des conversions. Il était membre co-fondateur de sa famille religieuse, la Société du Saint Cœur de Marie. A Port-Louis, il organisa les Associations du Rosaire, la Confrérie du Saint Scapulaire  (ces groupements de prière mariale ont été remplacés par nos groupements d’Action Catholique). Il organisa de belles processions avec la statue de Marie.

REFRAIN : Priez pour nous, Marie, Mère de Dieu et notre mère.

  1. Celui qui prie la Vierge Marie chaque jour ne saurait être perdu.Quand la vie est triste, confions nos peines à Marie, Mère des Douleurs.
  2. Comme le faisait le Père Laval, encourageons nos amis à prier la Vierge Marie.                                                                                                                                                                                                     3. Imitons Marie, elle est le parfait modèle de l’union avec Jésus.

PRIONS : O Vierge Marie, qui a protégé la vertu du Père Laval et qui l’a conduit à la sainteté, sois aussi notre protectrice et notre mère. Nous voulons te faire honneur par la pureté de notre vie et notre attachement à ton divin Fils. Par la récitation du Chapelet et la méditation de tes mystères, aide nos foyers chrétiens à devenir un reflet de la Sainte Famille de Nazareth.

Par Jésus Christ notre Seigneur.

 

Septième Jour
LA VIE DE PRIÈRE DU PÈRE LAVAL

Il passa de longues heures à genoux dans l’église de Pinterville, dans la Cathédrale de Port-Louis. Il avait une foi profonde dans la Présence Réelle; se prosternant parfois devant le tabernacle. La vue du Père Laval en prière a converti des hommes irréligieux et entraîné à la ferveur des âmes fidèles. Facilement il prenait sur son temps de sommeil pour prier.

REFRAIN : Seigneur, apprends-nous à prier.

  1. La prière, c’est l’union vitale entre nous, les sarments, et Jésus, la vigne.La prière, c’est écouter Dieu et accueillir sa volonté.
  2. Une journée sans prière est une journée perdue.
  3.  La prière qui commence par la demande, fini par l’acceptation de la Volonté de Dieu.

PRIONS : Merci, Seigneur, d’avoir donné au Père Laval un grand amour de la Prière. Il allait vers toi comme l’ami va vers son ami. Il t’écoutait, il t’adorait, il t’aimait, il cherchait à connaître ta Volonté et ainsi sa vie était de savoir te rencontrer avec foi et amour dans la prière et de te rendre grâces pour tous tes bienfaits.

Par Jésus Christ notre Seigneur.

Huitième Jour
LA VIE MORTIFIÉE DU PÈRE LAVAL

Il mangeait juste assez pour ne pas mourir. Sur son lit inconfortable il passait bien peu de temps. Jamais de feu en hiver dans son presbytère en Normandie; dans la chaleur d’été à Port-Louis, une lourde soutane noire. Le confessionnal, où il passait de longues heures, était placé exprès de façon très inconfortable. On a découvert chez lui des cilices et de cordons de pénitence. Ainsi dans sa chair, il complétait les souffrances du Christ.

REFRAIN : Notre Frère Jésus est mort sur une croix pour notre salut.

  1. La pénitence et le sacrifice spirituel nous associent à la Passion de Jésus.Ton chemin, Jésus, est rocailleux et tes sentiers inconfortables.
  2. La mortification est comme une barrière ; c’est gênant, mais cela empêche de tomber dans l’abîme.4. Pour nous, comme pour le Christ, la Gloire est l’aboutissement de la Croix.

PRIONS : Bienheureux Père Laval, dans notre monde de consommation où la volupté règne, où l’on cherche le confort et tout ce qui flatte le sens, où l’on aime la vie facile et les plaisirs, apprends-nous à nous contenter du nécessaire, dans un esprit de pénitence et de mortification, à l’exemple du Christ.

Par Jésus Christ notre Seigneur.

 

Neuvième Jour
L’AMOUR DU PÈRE LAVAL POUR L’ÉGLISE

Ayant offert sa vie à l’Eglise en acceptant la vocation de prête; il aimait toutes les structures de l’Eglise. Il fut très fidèle à son évêque et à son supérieur religieux. Il dota l’île Maurice de belles églises, de beaux crucifix. Il insista auprès de son Supérieur Général pour avoir d’autres missionnaires. Il fit construire de très nombreuses petites écoles en vue de la formation catholique des enfants. Il mit sur pied un réseau de catéchistes capables et dévoués. Ainsi, il aida à structurer l’Eglise à sa manière.

REFRAIN : Fais de nous, Seigneur, les pierres vivantes de ton Eglise.

  1. Nous avons besoin de zèle, imagination et persévérance pour servir notre paroisse.Que des jeunes soient disponibles pour être d’autres « Père Laval »,  animateurs d’Eglise.
  2. Que fais-je pour créer l’unité entre les Eglises Chrétiennes ?                                                                                                                                                                                                                                       3. Suis-je un chrétien isolé ou suis-je activement concerné à faire progresser l’Eglise ?

PRIONS: Loué soit Notre Seigneur Jésus Christ qui a envoyé le Père Laval pour aider à renouveler son Eglise à l’île Maurice. Grâce à ces vaillants missionnaires et leurs apôtres laïcs, la Bonne Nouvelle a été annoncée et vécue, les Commandements ont été compris et observés, l’Eglise a été solidement structurée. Fais de nous, Seigneur, tes ouvriers fidèles et prêts à nous dévouer pour le progrès de ton Eglise.

AMEN.

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Neuvaine extraite de la « prière pour la neuvaine au Bienheureux Père Laval »